La vie à défendre

Ptit bleu 88Chers Collègues,

Mike, Mesdames et Messieurs,
La CFTC souhaite ouvrir cette première séance de GEPP en partageant la réalité vécue aujourd’hui par les salariés en France.


Chers Collègues,

Mike, Mesdames et Messieurs,


La CFTC souhaite ouvrir cette première séance de GEPP en partageant la réalité vécue aujourd’hui par les salariés en France.


Cette réalité révèle un malaise profond, nourri par des dérives structurelles qui se sont installées depuis plusieurs années et qui impactent lourdement la performance collective, individuelle, la motivation des collaborateurs et au final, la compétitivité de Computacenter France.

Un contexte conjoncturel difficile qui cache des problèmes structurels


Au-delà des difficultés conjoncturelles due à la situation politico-économique en France, les salariés subissent des choix structurels et tactiques particulièrement pénalisants :
Une complexification excessive, une inflation des process et un éloignement croissant entre les décisions du Groupe et les réalités opérationnelles vécues par les collaborateurs sur le terrain.


Les dérives constatées par les salariés


Une complexité interne grandissante, qui éloigne les équipes de leur coeur de métier.
Une multiplication des silos, chacun renforçant un fonctionnement cloisonné et une perte
d’efficacité.
Une inflation de réunions, souvent avec de nombreux participants internes se refacturant entre services, générant des frais de structure trop lourds et plombant la compétitivité de nos offres :
• l’entreprise est reconnue technologiquement, mais nos prix restent 30 % plus élevés que ceux du marché.
• Un livret Cost déconnecté du marché, qui freine notre réactivité.
• Un Bench trop important, combiné à une rigidité du livret Cost qui conduit parfois à privilégier un sous-traitant plutôt qu’un consultant interne.


Les salariés comparent désormais cette situation au film Brazil de Terry Gilliam : une bureaucratie kafkaïenne où la lourdeur administrative l’emporte sur le bon sens. Les décisions unilatérales de la Direction sont devenues les symboles de la déconnexion entre celle-ci et les salariés en prestation.


En cette fin d’année, les salariés sont épuisés, désorientés, isolés et dans l’incompréhension.


Malgré un attachement réel à l’entreprise et à ses valeurs, ils ne s’y reconnaissent plus. Ils ne comprennent plus son fonctionnement, la direction prise : leur motivation s’effrite malgré leur volonté de bien faire.


Un management local démuni et une communication descendante étouffante


Lorsqu’ils remontent leurs difficultés, les managers répondent souvent : « Ce sont les règles et les outils du Groupe. »


Le middle management devient un simple relai de procédures descendantes, sans marge d’ajustement, piloté par des responsables parfois à l’étranger, éloignés des réalités locales.


De nombreux salariés comparent cette déconnexion à celle du gouvernement français ou à un management vertical façon José Mourinho à Chelsea : rigide, autoritaire, sans prise en compte des situations réelles.


Une perte d’agilité… mais pas de talent


L’entreprise a perdu de sa simplicité, son agilité et sa réactivité.
Les salariés demandent simplement du bon sens et pas une simple direction, de la simplification, des moyens adaptés et la possibilité de retrouver du plaisir dans leur travail.


Cette première séance de GEPP doit être un point de bascule. La Direction de l’entreprise en France doit prendre en compte les retours du terrain, simplifier l’organisation en réduisant la lourdeur du nombre de strates managériales, de donner plus de moyens aux salariés productifs sur le terrain, valoriser nos compétences internes, et leur redonner les moyens d’exercer pleinement leur métier.


La CFTC demande que cette réunion marque le début d’un vrai retour au bon sens, à l’efficacité, et à la cohérence humaine et économique.

 

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